Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /2007 10:06

                           Né à Tours en 1962

(Liste non exhaustive)

[Expositions]

2006 Luc Delahaye

Sprengel Museum Hannover

Du 16 octobre au 14 janvier 2007

 

Click Double click. L’instant documentaire

Palais des Beaux-Arts Bruxelles

Du 25 juin au 3 septembre

Haus der Kunst, Munich

8 février au 23 avril

Avec: Thomas Demand, Rineke Dijkstra, David Goldblatt, Andreas

Gurski, Ushi Huber / OHIO, Boris Michailov, Alan Sekula, Shirana Shabazi, Jeff Wall

 

2005 Luc Delahaye, Photographies

La Maison Rouge, Paris

4 novembre 2005 au 15 janvier 2006

 

Big Bang

Centre National d’Art Moderne Georges Pompidou, Paris

15 juin 2005 au 27 février 2006

(avec plusieurs artistes)

 

Singuliers

Guandong Museum of Art, Canton

10 juin au 24 juillet

Avec: Mathieu Briand, Marc Desgrandchamps, Le Gentil Garçon,

Kolkoz, Jan Kopp, Claude Lévêque, Bruno Peinado, Djamel Tatah, Bartélémy

Toguo, Tatiana Trouvé, Olivier Zabat, Carmelo Zagari, Kader Attia, Fabien

Verschaere

 

Les Grands Spectacles

Museum der Moderne, Salzburg

18 juin au 10 octobre

Avec: Vito Acconci, Antonin Artaud, John Baldessari, Matthew Barney,

Ford Beckman, Vanessa Beecroft, Daniele Buetti, Andre Butzer, Maurizio Cattelan,

Jake & Dinos Chapman, Michael Ray Charles, Phil Collins, etc.

 

Deutsche Börse Photography Prize 2005

C/O Berlin

2 septembre au 2 octobre

Avec: JH Engström, Jörg Sasse, Stephen Shore

 

Deutsche Börse Photography Prize 2005

The Photographer’s Gallery, London

8 avril au 20 août

Avec: JH Engström, Jörg Sasse, Stephen Shore

 

Emergencies

Museo de Arte Contemporàneo de Castilla y Leòn, Leòn

1er avril au 21 août

Avec: Andreas Gursky, Allan Sekula, Superflex, Kirsten Geisler,

Tracey Moffatt, Yinka Shonibare, Paul Graham, Boris Mihailov, Thomas Hirschhorn,

Olafur Eliasson, Francesco Jodice, Daniel Buetti, Rineke Dijkstra, etc.

 

Luc Delahaye, Photographs

Cleveland Museum of Art

6 novembre 2004 au 23 février 2005

 

Relations

Galerie Kamm, Berlin

 

2004 Historias

Photo Espana

1er au 31 juillet

(avec plusieurs artistes)

 

Luc Delahaye, fragments of history

Huis Marseille, Amsterdam

29 mai au 12 septembre

 

Luc Delahaye

National Museum of Photography & Film, Bradford

5 février au 3 mai

 

2003 Geometry of the face

The National Museum of Photography at the Royal Library, Copenhagen

10 octobre 2003 au 7 février 2004

(avec plusieurs artistes)

 

Strangers. ICP Triennial

International Center of Photography, New York

13 septembre au 11 novembre

Avec: Francis Alys, Bill Henson, Collier Schorr, Olivo Barbieri, Ben

Judd, Zineb Sedira, Justine Kurland, Kiki Seror, Jana Leo, Bruno Serralongue, Leif

Claesson, Liu Zheng, Efrat Shvily, Nancy Davenport, Tim Maul, Eyal Sivan, Joel

Sternfeld, Philip-Lorca Dicorcia, Zwelethu Mthethwa, Beat Streuli, Rineke Dijkstra,

Matthias Müller, Fiona Tan, Harun Farocki, etc.

 

Maintenant. Images du temps present / Now. Images of present time

Mois de la Photo à Montréal

4 septembre au 28 octobre

(avec plusieurs artistes)

 

Luc Delahaye

Ricco/Maresca Gallery, New York

13 février au 22 mars

 

2002 Luc Delahaye, Winterreise

Kunsthal Rotterdam

26 novembre 2002 au 26 janvier 2003

 

Luc Delahaye, Winterreise

Kunsthalle Rostock

22 juin au 14 juillet

 

Luc Delahaye, Winterreise

Centre Photographique d’Ile de France, Pontault-Combault

8 mars au 26 mai

 

Fragilités

Printemps de Septembre

21 septembre au 13 octobre

 

Luc Delahaye: L’Autre

Rencontres Internationales de la Photographie, Arles

5 juillet au 18 septembre

 

Connivence

Biennale d’Art Contemporain, Lyon

23 juin au 23 septembre

(avec plusieurs artistes)

 

In a lonely place

National Museum of Photography & Film, Bradford

25 mai au 27 août

(avec plusieurs artistes)

 

Centre Photographique d’Ile de France (France, 2002)

 

2001 Weltkulturerbe Völklinger Hütte (Allemagne, 2001)

 

Une ville

Centre photographique de Lectoure (France, 2001)

 

Une ville

A2, L’université Toulouse le Mirail (France, 2001)

 

 

[Publications]

History (Chris Boot, 2003)

Une Ville (Xavier Barral, 2003)

Winterreise (Phaidon, 2000)

L’Autre (Phaidon, 1999)

Mémo (Hazan, 1997)

Portraits/1 (Sommaire, 1996)

 

 

[Prix]

Deutsche Börse Photography Prize (Ukraine, 2005)

Prix Niepce (France, 2002)

Robert Capa Gold Medal (E-U, 2002 et 1993)

ICP Infinity Award (E-U, 2001)

Oskar Barnack Award (E-U, 2000)

Visa d'or de Perpignan (France, 1993)

Prix Paris Match (France, 1992 et 1994)

 

[Cinéma]

Paris

1996, France, 95 min, Noir & Blanc

De Raymond Depardon

(Il joue le rôle d’un réalisateur)

 

Photojournaliste depuis 1984, il débute sa carrière dans l’agence Mobapress. Il a fait partie de l'agence Sipa Press de 1985 à 1994, date à laquelle il est nominé à l’agence Magnum après la préparation de son portfolio. En 1998, il devient membre de l’agence qu’il quitta en 2004.

 

 

 

Par Frédérique G. - Publié dans : Repères biographiques
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 23:46

En 2006, Georges Rousse a créé cinq dispositifs dans le musée Réattu à Arles afin d’en réaliser les photographies. Chaque dispositif a fait l’objet de plusieurs projets préalables. L’exposition propose aux spectateurs de prendre connaissance de l’ensemble du cheminement des réflexions menées par l’artiste, une image de l’espace construit et déconstruit par l’assemblage de photographies (Il a aussi utilisé le feu notamment pour la photographie : Grand Moulin n°6, 136X110 cm, 2005.) et une partie des salles comportant encore le dispositif in situ. L’exposition est suffisamment complète, les trois étapes réunies dans une unité de temps et de lieu, pour s’immerger dans l’univers de son travail et comprendre ainsi qu’il ne s’agit pas de simples trompe l’œil. En approchant le dispositif, le spectateur entre dans un lieu où le vrai et le faux se confrontent à l’exception d’un seul point de vue, celui qui est imposé par la photographie finale.

Tous les lieux qu’il construit et reconstruit sont une dilatation de l’espace-temps par la modification physique de l’architecture. Plus les espaces sont retravaillés et plus la photographie finale fait perdre la tridimensionnalité de l’architecture qui ne devient que matériau et réceptacle de la photographie finale : l’oeuvre.

Construction n°1 a été réalisée dans l’ancienne salle des archives de l’Ordre de Malte, lieu où sont habituellement présentées les collections historiques du musée. Georges Rousse y a élevé une lame en lévitation avec un déploiement de rouge. En opacifiant les fenêtres latérales, il aurait obtenu un rouge monochrome mais il a préféré laisser passer la lumière et jouer avec les ombres pour ainsi effacer l’architecture originelle. La création du demi-espace supérieur contribue à l’effacement de l’architecture car elle transforme la voûte. Le rectangle vertical tranche l’espace pour laisser entrevoir la réalité du lieu. Même si Georges Rousse se place au fond de l’espace pour la photographie finale, cette vue nous apparaît comme une lame surgissant au premier plan, troublant ainsi l’effet de perspective imposée par la configuration de la salle. On assiste à une confrontation entre l’architecture du bâtiment et la partie fictive rajoutée par le dispositif pour démultiplier le lieu dans le temps et dans l’espace.


Le dernier dispositif réalisé au Musée et qui s’intitule Réattu est très différent des quatre autres. Il s’agit d’un espace en extérieur, dans la cour d’honneur du Musée. Les matériaux utilisés sont simples : des haricots séchés (20 à 30 cm) provenant du févier d’Amérique (gleditschia triachanthos) situé dans la cour. L’angle de prise de vue engloutit la sculpture présente dans la cour car l’arête du mur située au premier plan rend invisible l’espace creux. Le lieu n’est pas reconstruit contrairement aux autres dispositifs. La forme circulaire rappelle celle des haricots. C’est la première fois que Georges Rousse utilise un matériau naturel pour un dispositif (Plusieurs photographies du lieu donnant une vue de 180° de l’espace). Réattu rappelle certaines œuvres du Land art. Dans les deux cas, l’épreuve photographique garde la trace de ces interventions éphémères. Pour Georges Rousse, seule la photographie finale est l’œuvre contrairement au Land art où elle n’est que le témoignage d’une création. Depuis plusieurs années, l’accès au dispositif de Georges Rousse laisse peut-être dubitatif le public qui découvre son travail. La démocratisation des nouvelles technologies permettant la retouche de l’image a certainement contribué à cette volonté de faire découvrir les coulisses de ses photographies.

Par F. Alex Morgan - Publié dans : Art contemporain
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Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /2006 00:36

Dans son intervention, Francesca Caruana insiste sur l’importance de la légende dans la fonction sémiotique de l’image. Selon Gérard Deledalle dans « Théorie et pratique du signe », une photographie sans légende ni étiquette n’est qu’une icône. L’information textuelle permet la qualification et la classification des photographies. Sans texte, seul le sujet informe, mais est-il suffisant ? Au début du XXème siècle, les signes d’identification qui délimitaient chaque domaine étaient stricts. Aujourd’hui, les disciplines se sont interpénétrées. La sculpture s’est transformée en installation où la photographie et la vidéo sont souvent présentes. « Le texte intervient comme un déplacement de signification du donné à voir. » La question est de savoir quels sont les éléments qui impliquent le déplacement de signification. Le parallèle se ferait entre le rôle, la fonction, le statut de l’image, avec icône, indice et symbole. Ces trois éléments de la division du signe selon la sémiotique de Peirce correspondent à des relations de ressemblance, de contiguïté et conventionnelle entre le signe et son objet. Dans le cas de la photographie qui ne peut pas à priori mentir avec son sujet puisqu’elle fait une reproduction fidèle du sujet en revanche elle peut le faire mentir. Dans ce cas, comment est-il possible de la légender ?

La légende a pour objectif de limiter les possibilités et inscrire l’image dans le domaine qui lui correspond : documentaire, publicitaire… Dans le cas d’un portrait de Marilyn [Monroe], la légende est tautologique, après avoir regardé la légende, la vue du portrait ne fait que confirmer une certitude. Le portrait de la star fait parti de notre culture visuelle. A l’inverse, le portrait sans légende ni étiquette ne dit rien. La légende diminue les possibilités interprétatives.

La légende peut parfois être révélatrice du positionnement pris par le monde de l’art car le sujet et l’intitulé ne font pas référence à la qualification de l’art. Ainsi, la fonction indiciaire est assurée par le contexte muséal. La série History de Luc Delahaye en est un très bon exemple. Seuls le format des tirages et les lieux d’exposition rappellent au spectateur qu’il ne regarde pas des photographies de presse. Les cadrages et les choix de prises de vue particulièrement soignés pourraient s’avérer être des signes qui nous éloigneraient de la photographie de presse. Pourtant les conditions de prises de vue (notamment le peu de temps dont dispose le photographe) rappellent que le rendu photographique d’History n’est pas incompatible avec le photoreportage et ancre cette série dans un positionnement équivoque où la fonction indiciaire est assurée par le contexte muséal. L’ambiguïté des images de Sophie Ristelhueber et Luc Delahaye efface les frontières entre l’art et le photojournalisme en apportant une visibilité et une lisibilité du monde.

L’art contemporain et l’art du 17ème siècle ont une problématique commune, le niveau de connaissances requis auprès du public afin d’apprécier une œuvre.

28/01/06 Colloque L'image et les traversées de l'histoire.

Par Frédérique G. - Publié dans : Recherches
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Mercredi 15 février 2006 3 15 /02 /2006 00:10

Dans un tout autre registre, il me semble intéressant de revenir sur le spectacle Histoire des larmes de Jan Fabre.
 

Ce spectacle raconte les larmes du corps selon les propos du metteur en scène Jan Fabre. Le corps est vu comme une poche d’eau d’où surgissent des sécrétions : larmes, urine, sueur et sperme. Autant de substances qui relient chacun d’entre nous à l’eau produite dans la nature dont notamment la pluie. Le spectacle s’articule autour de trois personnages : le chevalier du désespoir qui décrit comment l’être humain censure son propre corps ; le chien qui recherche un humain capable d’accepter les sécrétions de son corps ; et la Dame au rocher, la mère, qui pleure et offre le réconfort.

Au-delà de l’originalité de ce spectacle qui avait fait l’objet de nombreuses polémiques lors de sa première représentation à Avignon, il offre plusieurs réflexions alimentées par la rencontre avec le metteur en scène lui-même. Ce spectacle propose d’imaginer que l’homme puisse pleurer avant une catastrophe et non après. L’être humain doit s’occuper du monde comme une mère de son nouveau-né et prendre conscience de ses responsabilités.

A la fin du spectacle, mon avis était mitigé. Si la mise en scène est incontestablement réussie et soignée, certains passages comme les déambulations nues et la masturbation des comédiens, font l’effet d’une ultime provocation (en imaginant que cela puisse encore être possible aujourd’hui). Jan Fabre se défend d’une telle attaque. En tant qu’artiste pluridisciplinaire, il a souvent utilisé le sang, les larmes d’irritations et d’émotions, la sueur et l’urine pour créer ses œuvres. Son travail est basé sur le corps en tant qu’objet et sujet de ses recherches. A l’inverse de Matthew Barney qui est dans l'altérité de soi par hybridations multiples, Jan Fabre ne fait pas de recherches technologiques sur le corps, il veut transformer le corps avec son propre corps et sans prothèse technologique.

Jan Fabre évoquait la vision aseptisée qui est généralement montrée de l’être humain en citant les publicités et autres moyens de communication. Il faisait remarquer l’absence de sécrétions quelque soit leur nature, de l’épiderme et bien sûr des poils. L’image de l’être humain la plus souvent véhiculée est celle d’un être sans aspérité ni défaut.

Ce regard porté sur l’image de l’être humain me renvoie à mes photographies. Même si aucun de mes clichés n’a de présence humaine, le sujet de mes photographies est aussi en contradiction avec l’image que l’on souhaite donner et recevoir de l’architecture, de l’urbanisme et de ceux qui se réapproprient les lieux, notamment par le sentiment d’insécurité, la saleté, la promiscuité et la détresse présents dans les clichés.

L’idée de Jan Fabre que l’homme puisse pleurer avant une catastrophe et non après, conclut d’une certaine manière ma déambulation dans les photographies sur lesquelles je me suis arrêtée dans ce compte rendu. Quelque soit le champ dans lequel ces photographes se placent, l’engagement de chacun laisse une question en suspens : le photojournalisme et l’art ont-ils le pouvoir de changer le cours des événements ?

.................................................

Histoire des Larmes de Jan Fabre : Spectacle vu au TNT à Toulouse, le 1er décembre 2005.


          [Site Internet]

Jan Fabre : http://www.troubleyn.be/

Par Frédérique G. - Publié dans : Spectacles & films
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Jeudi 5 janvier 2006 4 05 /01 /2006 20:32

"Photoreportage et art contemporain" est une recherche sur les enjeux, L'évolution et la tranversalité  du photoreportage et de l'art contemporain.

 

Il a été pensé pendant longtemps, que deux domaines étaient opposés et contradictoires car ils avaient des enjeux et des formes plastiques trop différentes. Pourtant, le photoreportage a trouvé échos dans l’art. L’évolution de l’art a permis la recevabilité du photoreportage en tant qu’œuvre.

 

Placer une photographie dans le champ de l’art contemporain, de la publicité ou de la presse est possible par l’interprétation des signes perçus par le regardeur en fonction des codes visuels et des lieux de monstration. Au début du 20ème siècle, les champs se sont interpénétrés pour faire émerger de nouvelles pratiques artistiques et de nouveaux médiums dans l’art contemporain. La photographie fait œuvre au même titre que la peinture, ou constitue une partie d’une installation comme la vidéo ou le multimédia. Marcel Duchamp ouvrant lui-même la brèche en 1917 avec l’urinoir intitulé « Fountain ». En ayant une influence sur l’art conceptuel des années 1960 et 1970, il questionne sur la capacité de l’artiste à choisir ce qui fait ou non « art » dans un contexte particulier de monstration et un titrage qui appuie le geste de l’artiste. Ainsi, la photographie s’est peu à peu introduit dans l’art comme œuvre mais aussi comme document d’archive, seul témoignage des pratiques artistiques où le geste de l’artiste est une œuvre.

Quels sont aujourd’hui, les nouveaux enjeux du photoreportage?

 

Par Frédérique G. - Publié dans : Présentation du blog
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